real

Un jeune artiste frustré rencontre une fille qui le filme avec une caméra digitale et un homme dans un théatre désaffecté qui semble tout connaitre sur sa vie et lui rappelle des souvenirs douloureux. Suite à cela, le jeune homme décide de se libérer de ses frustrations tandis que la fille filme tous ses mouvements...

Intime Défoulement...

Real Fiction met en scène les vengeances imaginaires d'un peintre qui ressasse ses échecs, ses frustrations et ses humiliations passées et qui se prend à rêver d'un monde où il serait son propre justicier vengeur, sanguinaire, et sans pitié : un vrai homme ????

D'où un enchainement de scénettes où il arrive, tout va bien , et voilà, il y a un mort...5 ou 6 fois, le répétition qui montre les "vengeances" dans l'outrance permet d'amener le spectateur à voir que c'est bien d'une rêverie symbolique dont il est question.

L'impuissance du héros : à réussir, a être aimer, retrouve dans cette explosion de violence qui parait incohérente une virilité défaillante en terme d'image et d'estime de soi... les rapports avec les femmes dans l'amour, le désir, le sexe et la tendresse sont délicatement posés : une sorte d'imbroglio contradictoire, les femmes, apparemment.

Ce film, que j'ai regardé et suivi avec moins de plaisir que les autres reste attachant et je pense, qu'avec le temps, je l'apprécierai de plus en plus (je l'aime déjà beaucoup plus qu'hier après la projection où vraiment l'enthousiasme ne m'habitait pas!!!).

On sent dans cette expérimentation de temps réel, un exutoire mis en image, rapide mais efficace, trash mais défoulant...avec cette note, propre à KIM Ki Duk de nous signifier, clairement, si il restait des doutes, que c'est bien, une fiction, que la réalité, une fois de plus est ailleurs, et qu'il a bien partager, encore, quelque chose de lui...merci